Novembre 2011 : Concert de "Mémé Dimanche"
Vous avez été nombreux à assister au concert d'automne, le dernier de l'année 2011, pour écouter le groupe de chanson française Mémé Dimanche. Après le concert, Philippe Haag, le chanteur et Matthieu Caro, batteur du groupe, répondent à nos questions et nous livrent même quelques secrets sur leur prochain album ...
Comment êtes-vous devenus musiciens ?
Mathieu Caro : Par hasard...
Philippe Haag : C'est autour d'un feu de bois pendant les camps scouts de mon enfance que j'ai appris mes premiers accords de guitare sur des airs de Neil Young, Bob Dylan, ou Maxime Leforestier.
Quand et comment avez-vous formé le groupe Mémé Dimanche ? Et d'où provient ce drôle de nom ?
P.H. : J'avais déjà quelques chansons en chantier, lorsque j'ai rencontré Foes (Franck Schmidt) qui m'a proposé quelques titres à lui pour compléter le répertoire. Parmi ces titres, ‘On Aura' qui figure sur le premier CD et qui a servi à trouver le nom du groupe : « On ira voir mémé dimanche, en attendant que son cœur flanche... ». Sergio et Mathieu, qui était déjà dans l'entourage proche de MéMé DIMANCHE, viendront plus tard remplacer Foes à la basse et Greg à la batterie. Nous sommes alors en 2007, le trio trouve son équilibre et commence à se produire sur les scènes régionales.
Quelles ont été vos influences ?
M.C. : Diverses et variées : du musette à Trust en passant par les Pink Floyd !
P.H. : Enfant, je suis touché par Mozart et la Flûte Enchantée. Plus tard ma sœur aînée m'initie avec ses amis au rock progressif des Pink Floyd mais aussi Led Zeppelin... J'apprends la guitare sur Bob Dylan, Simon & Garfunkel, dans la nostalgie de Woodstock... Puis c'est la pratique de la guitare qui me fait apprécier la chanson française de Brassens, Brel, Nino Ferrer, Gainsbourg, Higelin ou encore Bashung. J'aime aussi le jazz-rock, comme Miles Davis ou Pat Metheny.
Vos chansons sont comme des histoires, qui finissent souvent mal, mais toujours racontées avec humour et dérision. Comment les écrivez-vous ? De qui est inspiré ce personnage qui se fait larguer, qui a peur d'être oublié, danse comme ses pieds et qui doit se contenter de la banquette arrière... ?
P.H. : Pour MéMé DIMANCHE, le héros, c'est l'anti-héros. C'est M. ou Mme Toulemonde... Il (ou elle) va voir sa mémé le dimanche (tiens ?), fait ses courses dans les grandes surfaces ou toutes les choses qu'on s'était juré ne jamais faire, lorsque, plus jeunes on rêvait à des destins extraordinaires...
Bientôt un nouvel album, on a déjà entendu quelques nouvelles chansons lors du concert, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? Pour quand est-il prévu ? Qu'aura-t-il de différent par rapport à « On ira voir... » ?
P.H. : Il va sortir au début de l'année 2012...mais je ne peux en dire plus, il y aura des surprises !!
Par rapport au premier, MéMé va se montrer un peu plus incisive...un peu plus... rock !
Aviez-vous déjà joué en médiathèque ? Et hors concerts, fréquentez-vous les bibliothèques ou médiathèques ?
P. H. : C'était une première pour nous...J'avoue ne plus fréquenter aussi régulièrement les médiathèques depuis l'essor d'Internet, je reconnais que c'est à tort.
M. C. : Oui je vais en bibliothèque et en famille !
Comment avez-vous trouvé ce concert ? Pas trop dur de se lever le matin... ?
M. C. : Dur de jouer le matin mais en même temps plein d'énergie, ce concert était cool avec un excellent retour du public
P.H. : J'ai trouvé la proximité avec le public très chaleureuse et décontractée. C'est sans doute légèrement déstabilisant de jouer si tôt, puisque j'ai souhaité ‘une bonne soirée' au public à 11h00 du matin... !
Pour terminer : vous intéressez-vous à la scène locale ? Pourriez-vous nous conseiller quelques groupes ou artistes prometteurs ?
P.H. : Pour la chanson française, il y a bien sur Melissmell, dont je suis fan . Il y a Saori Jo que j'aime beaucoup également, mais aussi Chapel Hill et son chanteur Nathan. Une découverte récente qui m'a emballé : il a 19 ans et revisite le blues comme personne : c'est Dirty Deep...
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- On ira voir...2007



